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Union Syndicale Solidaires 64

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Une reforme qui doit être suspendue…

Publié par Solidaires sur 26 Novembre 2013, 13:16pm

C’est aujourd’hui sur la question des rythmes scolaires que le rapport de force avec le ministère se joue. Après le 13 novembre, gagner par nos luttes, c’est possible : imposons la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme !

Grève le jeudi 5 décembre à 11h complexe de la république à Pau et à 11h Mairie de Bayonne

Le ministère a beau essayer de le minimiser : le 13 novembre, la grève contre la réforme Peillon des rythmes scolaires a été très importante. Ce haut niveau de mobilisation confirme que cette réforme est massivement rejetée par les personnels.

V. Peillon s’obstine à refuser d’entendre que sa réforme est inacceptable. Il se permet même de multiplier les provocations : il envoie des messages de mépris à celles et ceux qui proposent des alternatives en leur demandant de « réfléchir avant de parler » ; il soumet aux organisations syndicales un projet visant à flexibiliser le temps de travail des professeur-e-s des écoles remplaçant-e-s ou en poste fractionné ; il élabore un calendrier scolaire pour les prochaines années qui ne corrige aucun problème et qui vise à obliger les enseignant-e-s à faire leur rentrée pendant le mois d’août ; il étend l’abaissement des taux d’encadrement à l’ensemble des activités périscolaires…

Pour SUD , le débat sur les rythmes scolaires ne peut être dissocié d’une réflexion de fond sur une école émancipatrice ; une réforme des rythmes scolaires est inséparable d’une amélioration des conditions d’accueil et d’enseignement pour les élèves, et des conditions de travail de l’ensemble des personnels. Cela passe par un autre budget, ce qui suppose de rompre avec l’austérité. Cela suppose aussi d’imposer des mesures immédiates pour les élèves et les personnels.

Chez les territoriaux à Pau et son agglomérations cette réforme des rythmes scolaires à accrue profondément la pénibilité dans les services des ATSEM, de la restauration scolaire , et même pour les enfants où les retours font état d’une plus grande fatigue des enfants.

Une augmentation de 200 heures en moyenne pour les deux services , sans aucune compensation liées à l’augmentation de la pénibilité, des journées continues ,et de nouvelles missions pour les ATSEMS, plus axées vers l’enfant que sur les tâches domestiques.

Notre syndicat se bat depuis des années pour cette évolution mais à nos yeux elle doit s’accompagner d’une revalorisation salariale indispensable, car cette réforme à un coût (1.4 M) qui ne doit pas se limiter simplement à une dépense structurelle, mais aussi à une étape dans la reconnaissance d’un engagement de chaque instant des personnels des écoles, dans un métier où la pénibilité de la tâche est peu reconnue…

Mais c’est aujourd’hui sur la question des rythmes scolaires que le rapport de force avec le ministère se joue. Le préalable, c’est l’abrogation du décret Peillon sur les rythmes. Après des années de régressions et de défaites, gagner sur la question des rythmes scolaires sera un point d’appui pour l’ensemble de nos revendications. Le rapport de force est en train de se construire. Après le 13 novembre, gagner par nos luttes, c’est possible : imposons la suspension de la réforme, l’abrogation du décret, une autre réforme !

Une reforme qui doit être suspendue…
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