Maintenant, c’est vraiment le changement ?
La campagne électorale a été marquée par de nombreuses déclarations qui, sous prétexte de rallier l’électorat du Front National, contribuent à banaliser une pensée réactionnaire et porteuse d’exclusions.
Maintenant, c’est le changement ?
* Droit à la santé pour tous, par des mesures immédiates supprimant les déremboursements, les tickets modérateurs, les forfaits hospitaliers.
* Annulation des contre-réformes sur les retraites et embauche correspondante de jeunes.
* Suspension des plans de licenciements, droit de véto dans les Comités d’Entreprise, extension de l’obligation de création de CE aux entreprises de moins de 50 salarié-es. Arrêt des suppressions d’emplois dans la Fonction publique et les entreprises publiques
* Retour au public des services privatisés.
* Annulation des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de l’alourdissement des impôts les plus injustes (TVA), mise en place d’une fiscalité juste et redistributrice.
* Dénonciation des traités européens qui organisent le pillage des populations au profit des patrons et banquiers. Non ratification du « traité fiscal ».

* Abrogation des lois antigrève.
Ces propositions sont de nature à répondre aux urgences sociales. Elles doivent s’inscrire dans un changement de politique qui tourne la page des politiques néolibérales et antisociales à l’oeuvre depuis trop longtemps. Un changement de politique doit mettre en avant la satisfaction des besoins sociaux de toutes et tous, la résorption des inégalités et des discriminations, la prise en compte de la nécessaire transition écologique et s’appuyer pour cela sur une autre répartition des richesses.
Nous avons aussi des revendications qui doivent être satisfaites dans les entreprises et les établissements. C’est par la mobilisation et la construction de rapports de forces que nous les imposerons au patronat.
Se débarrasser de Sarkozy est une chose, imposer une autre politique au marché et à la finance en est une autre.
Dès le lendemain de l’élection, les plans sociaux retardés pour raison électorale vont tomber en même temps, la finance va faire pression pour imposer plus d’austérité. L’expérience nous indique que le rapport de force est déterminant : pour que les droits acquis ne régressent pas, pour en gagner de nouveaux, un climat social revendicatif est indispensable, et l’Union syndicale Solidaires agira de tout son poids, dans l’unité, pour mobiliser.
6 mai, 20 heures.
Dès la fin du XIX siècle, des prémices laissaient entrevoir la fin du capitalisme et de l’économie de marché.
Il aura fallu deux guerres mondiales au XX siècle, des guerres coloniales, et ensuite des soutiens à des dictatures pour sauver le système.
Ces soutiens implicites ou explicites qui font l’objet de procédures judiciaires aujourd’hui. Les trente glorieuses n’on été qu’un feu d’artifice dans une économie marchande vouée à l’échec.
A partir des années 1973, nous commencerons à prendre conscience des limites de notre système avec la montée en puissance d’un chômage de masse qui atteindra en 1993 plus de trois millions de chômeurs et aujourd’hui en 2012 plus de cinq millions.
La mondialisation n’est pas seule responsable de cela. Les véritables responsables, pour ne pas dire coupables, ce sont les politiques, la finance, les actionnaires, les spéculateurs, les profiteurs et les exploiteurs de tout bord. La mondialisation a servi de prétexte pour imposer des mesures drastiques et d’austérité conduisant aujourd’hui des pays à la faillite et les peuples à la misère ; tout cela à des fins de profits et d’enrichissement personnel.
Nous sommes revenus vers une logique oligarchique et féodale. Sous des aspects démocratiques tendancieux et de progrès, règnent la concussion, la corruption ; les affaires conduisant au déclin.
L’Europe et l’UE ne servent pas l’intérêt des peuples. Les citoyens ont-ils dit oui à une « constitution européenne » en 2005 ?
Ils ont dit non à juste titre car ce qu’ils souhaitaient c’était une Europe sociale et non une Europe mercantile.
Une Europe qui harmonise les législations et les droits notamment en matière sociale et les salaires vers le haut.
Ce constat nous renvoie vers des mesures politiques sur notre territoire. Depuis 2002, et surtout 2005 jusqu’à aujourd’hui, les choses se sont particulièrement dégradées avec une volonté de nuire à l’ensemble et à l’unité de la nation en opposant les uns contre les autres.
Notre pays est devenu un pays de contrôle, du rejet de l’autre, de l’intolérance.
Un durcissement des conditions de vie s’est accru et touche les plus vulnérables, les précaires, les chômeurs, les « sans droit - sans toit ».
Mais aussi celles et ceux qui vivent avec de faibles revenus comme les retraités, les invalides, les bénéficiaires de minima sociaux. De rappeler ici que le préambule de la Constitution prévoit des moyens convenables d’existence à titre individuel.
L’accès à la santé et à l’éducation sans distinction.
La situation concernant le pouvoir d’achat n’est guère brillante : augmentations prohibitives du coût des produits à la consommation, des loyers, de la fiscalité, des transports publics, des mutuelles. Baisse des remboursements en matière de santé et de soins, baisse de multiples allocations dont celles liées au logement, diminution des aides sociales.
Quant à l’emploi et à la politique de l’emploi. « La raison première du chômage reste le manque du travail » dixit Christine Erchel économiste au centre études de l’emploi.
30 milliards d’exonération de charges sociales et /ou avantages par an profitent aux entreprises qui n’emploient pas, pire qui délocalisent.
Il y a lieu ici à d’introduire un conventionnement en matière des financements publics.
Quand une entreprise fait l’objet d’une faillite frauduleuse ou délocalise alors qu’elle a fait des profits, elle doit rembourser toute aide publique consentie. D’autant que cela pèse sur la collectivité en matière d’implantation et d’installation (infrastructures) et sur le dos des contribuables.
La taxe professionnelle permettait une juste répartition des charges.
Quant à Pôle emploi, la politique actuelle conduit à la stigmatisation des chômeurs et des bénéficiaires du RSA qui seraient responsables de leur et de la situation qu’on leur impose.
Il serait long ici d’exposer les travers d’un système inique à travers des situations. Que dire des citoyens livrés à la suspicion, au contrôle, au fichage.
Les pauvres ne sont pas les responsables d’un déficit chronique.
Les mouvements sociaux non pas été épargnés lors de ces dernières années.
La répression a été forte à l’encontre des militants, conduisant à des peines sans communes mesures.
Ceci est inadmissible. Ceci est intolérable.
5 millions de chômeurs et précaires – 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et combien non répertoriés.
AC ! depuis 1994 assène des vérités et lutte en matière de justice sociale, de répartition des richesses et du temps de travail et de son émancipation quant à l’exploitation des salariès et de leurs conditions. A des valeurs de partage tout à fait réalistes et réalisables.
C’est à cet objectif que nous nous tenons.
Aussi, quelles intentions avez-vous, Madame, Monsieur le Candidat, qui ici prendront valeur de contrat social, pour réduire les inégalités, pour abolir les mesures néfastes prises lors du dernier quinquennat, mais également avant.
Pour revenir aux acquis dus au Conseil National de la Résistance.
Pour revenir à la modération, au respect des conventions ratifiées par la France en matière de droits.
Pour assurer un revenu d’existence égal au SMIC, indexé, pour toutes et tous. Pour augmenter les salaires.
Pour assurer à toutes et à tous la protection sociale au plus haut degré et sans condition. Pour assurer un logement pour toutes et tous ainsi que l’accès aux fournitures d’énergies en toute saison. ( pas d’expulsion sans relogement – lutte contre les loyers prohibitifs – réquisition des logements publics non occupés et friches industrielles).
De mettre fins à la privatisation des services publics. D’appliquer l’article 9 du préambule de la Constitution de 1946 en ce qui concerne les sources d’énergie. 3,8 millions de foyers soit 8 millions de personnes peinent à payer les factures de gaz et d’électricité.
De mettre fin aux monopoles privés dont l’intérêt est de service public. De mettre fin à la prébende, à la prévarication, à la collusion et aux conflits d’intérêts. De mettre fin aux « rafles », concernant les immigrés et travailleurs sans papier, qui conduisent à des situations inhumaines.
De mettre fin aux licenciements boursiers avec effet confiscatoire de l’outil de production. De créer des emplois socialement utiles et d’accorder aux associations comme la nôtre une réelle légitimité et représentativité.
Merci de votre réponse ; recevez nos salutations citoyennes.
FN : un programme contre les salarié-es !
Un État fort ?
Pour encore moins de justice sociale !
Hormis quelques formules bateaux, « le Front national propose de bâtir un État fort », « un État stratège qui aiguillonne notre pays vers
l’innovation, la prospérité et assure son rayonnement », « un État protecteur et solidaire, garant des services publics » : rien de précis, notamment sur la redistribution
des richesses et sur la fiscalité qui sont pourtant des piliers fondamentaux pour la cohésion et la justice sociales.
N’est-il pas inquiétant de parler d’État fort sans jamais citer la citoyenneté, la démocratie, l’égalité, la liberté, la
solidarité ?
Le programme du FN sur le rôle d’un État fort est dangereusement clair, c’est d’abord et uniquement une police et une armée renforcées (création d’une garde
nationale et construction d’un sousmarin nucléaire !), une justice qui punit lourdement, des fonctionnaires aux ordres…
Jamais le FN ne propose de solution pour répondre aux besoins sociaux, sauf quand il désigne « l’autre », l’étranger comme responsable de tous
nos maux !
« Le sens des responsabilités nous oblige à une bonne gestion des deniers publics… les collectivités locales devront enfin maîtriser leurs
dépenses » : cette attaque contre les collectivités locales, leurs services publics et la décentralisation perd toute crédibilité lorsqu’on se rappelle la gestion calamiteuse et
clientéliste des budgets municipaux à l’époque très récente des mairies FN d’Orange, Marignane, Toulon, Vitrolles…
Le pouvoir d’achat ?
200 € virtuels, et c’est tout !
Le FN propose de financer cette mesure, dont le coût est d’environ 20 milliards d’euros, par une augmentation des taxes à l’importation. Cette mesure est
complètement fantaisiste, elle feint d’ignorer que les droits de douane alimentent exclusivement le budget européen et qu’ils sont impossibles à nos frontières, sauf à sortir de l’Union
européenne, ce qui est le vrai projet du FN.
Le FN nous promet une France vivant en autarcie, coupée du monde, attaquée de toutes parts, alors qu’une autre mondialisation est
possible.
Et pour augmenter les salaires, pourquoi le FN ne s’adresse-t-il pas aux chefs d’entreprises, petites et grandes ? Pour augmenter les aides sociales,
pourquoi le FN ne propose-t-il pas une hausse des cotisations pour les entreprises dégageant des profits énormes ?
La dette ?
Elle n’est pas illégitime, selon le FN !
Pour réduire la dette, le FN propose de « réduire la mauvaise dépense », « préserver la bonne dépense » et « autoriser la Banque de
France à détenir des titres de la dette ». La traduction est simple : réduction des budgets sociaux et du rôle de l’État protecteur, poursuite des dépenses publiques pour les seuls
Français (depuis combien de générations ?) et financement de la dette par l’épargne populaire !
Jamais le FN ne déclare qu’une grande partie de la dette publique provient des taux d’intérêt pratiqués par les banques privées, françaises et étrangères,
qui prêtent à l’État, puisque les banques centrales n’ont pas le droit de le faire.
Jamais le FN ne propose d’effacer le montant de la dette qui correspond à l’enrichissement des banquiers que l’État a sauvés en les renflouant grâce à nos impôts !
La protection sociale ?
Sacrifiée !
Le FN se défausse sur les thèmes de la sécurité sociale et du système de retraites par répartition. Il n’y a également aucune volonté de sa part de revaloriser
les minima sociaux et le RSA. Comme le gouvernement, le FN stigmatise la « fraude sociale » et veut renforcer les « vérifications » à Pôle Emploi. Comme le gouvernement
actuel, il refuse de s’attaquer aux niches et fraudes fiscales, aux exonérations patronales de cotisations sociales, etc., dont les sommes colossales permettraient de combler largement le
déficit de la Sécurité sociale.
Pour renforcer le système de Protection sociale, comme sur d’autres questions, il faut imposer une autre répartition des richesses… ce dont il n’est
jamais question dans le programme du FN !
Les patrons ?
Main dans la main avec eux !
Face au chômage de masse et à la précarité, que propose le FN ? « Le redressement des classes moyennes et des PME/PMI... » De fait, il ignore les
classes populaires qui sont le plus durement touchées par la crise. Les mesures du FN favorisent d’abord le patronat, en allégeant « le coût du travail, sans pour autant grever le pouvoir
d’achat des ménages », c’est-à-dire en baissant les cotisations patronales...
Et si les « lois sur le temps de travail ne seront pas abolies », une « renégociation sera autorisée à la condition qu’elle s’accompagne d’une
augmentation proportionnelle du salaire », cela revient à l’arnaque du « travailler plus pour gagner plus ».
D’autant que le FN ne compte pas revaloriser le SMIC, qui permet à peine de survivre.
Conditions de travail ?
Dégradation et précarité !
L’accélération de la précarité de l’emploi, via les contrats à durée déterminée, les temps partiels et l’intérim, est le lot commun de millions de salarié-es.
Aucune proposition concrète n’est pourtant développée par le FN qui ignore également complètement la dégradation des conditions de travail.
Enfin, concernant la destruction continue de dizaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, le FN propose un simple « gel des baisses des
effectifs ».
Les femmes ?
Au foyer !
La mesure phare du FN pour les familles reste la « création d’un revenu parental », à partir du 2e enfant. Il s’agit en fait d’un salaire maternel,
édulcoré. En effet, au vu des inégalités entre sexes dans les tâches domestiques, de la réalité de l’emploi féminin (précarité, temps partiel imposé, inégalité salariale), cette mesure est
créée pour inciter à un retour au foyer des mères. Il ne s’agit en aucun cas d’une mesure protectrice ou favorisant les droits des femmes. Dans le même temps, en déclarant la guerre au Planning
Familial, en voulant organiser un référendum pour donner à la vie un caractère sacré dès la conception, en faisant du déremboursement de l’IVG un axe de sa campagne…
C’est bien à la liberté des femmes à disposer de leurs corps que le FN s’attaque !
Les effets de la crise sont de plus en plus violents
Les difficultés à boucler ses fins de mois, même pour répondre aux seuls besoins de première nécessité (s’alimenter, se loger, se vêtir…), la peur de l’avenir
pour soi et les siens, sont devenues le lot quotidien d’une partie toujours plus grande d’entre nous. Plus personne n’est à l’abri, déjà plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de
pauvreté dans notre pays.
Face à un gouvernement incapable d’enrayer cette crise…
…et qui privilégie toujours patronat et plus riches, face à un président de la République qui affiche sa connivence avec les milieux affairistes et financiers
alors même que le pouvoir réel semble être passé des politiques aux marchés… le sentiment d’injustice et d’abandon, de n’être ni écouté ni entendu, est légitime.
Les souffrances, l’exaspération et l’envie de « donner un coup de pied dans cette fourmilière » se généralisent.
De tels contextes ont toujours été bénéfiques aux droites extrêmes
Le FN entend en profiter pour élargir son électorat et imposer encore plus ses idées déjà largement banalisées, notamment par un gouvernement qui s’est sciemment
placé sur certains de ses domaines de prédilection. Il s’affiche désormais comme le défenseur de la classe ouvrière et comme un parti « antisystème » au service des
« petits ».
Le FN n’est pas un parti comme les autres, il n’a jamais changé
Il a seulement adapté son discours et avance masqué derrière une façade supposée plus respectable, plus sociale et plus crédible. Ses fondamentaux demeurent les
mêmes : stigmatisation d’une partie de la population, instrumentalisation des peurs, remise en cause de la place des femmes dans la société... la « préférence nationale », idée
nauséabonde et profondément opposée aux valeurs que nous portons et défendons, demeurant la colonne vertébrale de toute sa politique.
Au-delà de la dénonciation des fondements populistes, sexistes, racistes…
…qui demeurent l’essence de ce parti, il est de notre responsabilité de montrer la réalité de son programme, plus particulièrement en matière sociale. Sur toutes
ces questions essentielles, les propositions sont rares et contraires aux intérêts des salarié-es, notamment de celles et ceux déjà les plus touchés par la crise.
Comment s’en étonner de la part d’un parti qui a toujours soutenu les pires dérives ultralibérales et qui est toujours prompt à dénoncer les mouvements sociaux et
le rôle des syndicats ? Souvenons- nous des attaques haineuses de Marine Le Pen et de membres de son parti contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en
2010 !
Le FN demeure l’allié du patronat et l’ennemi des salarié-es ! Contre la division, Solidaires défend au contraire la solidarité de classe entre les
travailleurs-euses !
Les réponses alternatives et les avancées pour ceux/celles-ci et leurs familles ne viennent jamais de l’extrême droite mais bien des mobilisations sociales que
nous devons construire et amplifier pour gagner !
Aujourd’hui comme hier, le FN demeure le pire ennemi des salarié-es !
Février 2012
Ce document a été réalisé par Solidaires à partir d’analyses menées par l’association Visa. Pour en savoir plus : http://www.visa-isa.org
La nouvelle ligne de tir du gouvernement sarkozy… les arrêts maladie !
C’est, en effet, aujourd’hui que le ministre du travail, Xavier Bertrand, doit, après concertation avec le ministre de la Fonction publique, prendre une décision afin de faire cesser la « fraude sociale » dont la fraude aux arrêts de maladie. Pour lui, 10 à 15 % des arrêts de longue durée sont considérés comme abusifs. Pour tenter de donner un peu de légitimité à ses coups bas, et s’attirer les faveurs de certains, le gouvernement éprouve, de plus en plus, un malin plaisir à opposer les salariés du public à ceux du privé. Pour autant, nul ne sera épargné, car plusieurs pistes semblent être à l’étude :
* pour les fonctionnaires, il s’agirait d’instaurer soit un délai de carence de 1 jour, soit une action sur les « primes » puisqu’une partie du revenu est versée sous forme de primes dans la Fonction publique ;
* pour les salariés du privé, le délai de carence pourrait passer de 3 à 4 jours. « En sanctionnant financièrement les abus, nous créerons un effet dissuasif qui fera reculer la fraude » affirme le ministre du travail.
Pour Solidaires, cette façon de montrer du doigt de présupposés arrêts de maladie de complaisance, c’est faire injure, non seulement aux salariés, du public comme du privé, qui souffrent chaque jour de pratiques managériales insupportables et de stress liés aux conditions de travail souvent pénibles, mais également au corps médical.
En instaurant de façon systématique, un délai de carence, ou en l’augmentant, le gouvernement n’agit en rien contre une « éventuelle fraude sociale ». Mais ce qui est certain, c’est qu’il fait des économies en diminuant directement les prestations sociales des plus démuni-es.
Le Président de la République répète son agacement à l’égard des fraudeurs, et son souci de ne pas perdre le moindre centime d’euros. Mais, si l’an dernier, le gouvernement a détecté « pour un montant de 458 millions d’euros » de fraude aux prestations sociales, il omet de dire qu’il ne fait rien pour véritablement juguler la fraude fiscale qui se situe (chiffres validés par le Conseil des Impôts) entre 45 et 50 milliards d’euros par an.
L’union syndicale Solidaires condamne, sans appel, ces mesures injustes qui sont une nouvelle atteinte aux droits sociaux. Solidaires appelle l’ensemble des salarié-es à construire un rapport de force permettant de faire reculer ce gouvernement.
A l’Etat, ces élections montrent une participation importante des personnels malgré des dysfonctionnements inacceptables notamment au Ministère de l’Education nationale et au Ministère de la Justice, (où les élections sont reportées au mois de novembre).
Une conclusion doit d’ores et déjà être tirée, le vote électronique doit être banni de toutes les élections futures.
Les responsables politiques des administrations où le taux de participation a chuté portent l’entière responsabilité de cette baisse.
D’autres dysfonctionnements importants se sont produits dans diverses administrations : électeurs non reconnus, matériel de vote par correspondance non parvenu ou enveloppes bloquées dans des bureaux de poste. D’ores et déjà de nombreux recours sont déposés.
Les résultats définitifs, qui permettront de déterminer la représentativité de chaque organisation au niveau du Conseil supérieur de la Fonction Publique d’Etat, ne seront connus que le 22 novembre prochain après les élections à France Télécom et au Ministère de la Justice.
Ces résultats cumuleront les votes exprimés en ce mois d’octobre mais également ceux de 2010 où les syndicats de Solidaires n’avaient pu se présenter partout du fait des anciennes règles de représentativité (par exemple au Ministère de l’intérieur).
La chute de la participation dans l’Education nationale a pesé sur les résultats dans ce ministère et sur les résultats globaux.
A la Poste, Sud PTT poursuit sa progression et à l’ONF, le SNUPFEN-Solidaires conforte sa 1ère place. Dans les ministères financiers, les syndicats de Solidaires progressent tous sur leur champ professionnel (1èreorganisation à la DGFIP et à la CCRF, forte progression aux Douanes et à l’INSEE). Malgré un mauvais report des voix à la DGFIP vers Solidaires aux Finances en CTM qui affaiblit notre résultat global, Solidaires conserve sa deuxième place dans ces ministères.
Avec 8,1% des voix dans la Fonction publique d’Etat (avant les résultats des élections à France Télécom et au Ministère de la Justice) et 8,66% dans la Fonction publique hospitalière, Solidaires continuera à défendre et à porter les revendications des personnels aux Conseils supérieurs de la Fonction publique d’Etat et de la Fonction publique hospitalière ainsi qu’au nouveau Conseil commun de la Fonction publique.
Solidaires remercie, au nom de ses syndicats membres, toutes celles et tous ceux qui lui ont fait confiance. Au-delà des élections, Solidaires continuera à défendre un syndicalisme de proximité et de transformation sociale et, dans un contexte d’attaque frontale contre les personnels de la Fonction publique et contre l’ensemble des salariés, développera les mobilisations nécessaires.
Mais oui, le harcèlement moral… existe aussi dans la Fonction Publique
A l’heure où les gestes de désespérance se succèdent dans la Fonction publique et dans ses établissements publics (Direction Générale des Finances Publiques, Douanes, Office National des Forêts), le Conseil d’Etat vient de prendre une décision de principe dans laquelle il « aligne », d’une certaine manière, le statut des agents publics sur celui des salariés du privé en matière de harcèlement moral.
Des dispositions réservées, jusqu’à présent, aux seuls salariés du privé
Le 27 novembre 2000, était adoptée une « directive européenne » interdisant toute discrimination et introduisant, surtout, le principe du renversement
de la charge de la preuve : ce ne serait plus au salarié de faire la preuve qu’il a été victime d’une discrimination, mais à l’employeur de faire la preuve qu’il n’y a pas eu
discrimination.
En janvier 2003, sans toutefois bouder son plaisir de voir, pour une fois en France, une loi de transcription rapidement adoptée, Solidaires Fonction publique ne pouvait que déplorer que cette modification allant dans un sens favorable aux travailleurs… ne s’applique qu’aux salariés du privé.
Le secteur public, était le grand oublié de cette loi… Mais ce n’était sans doute que par distraction des membres du gouvernement !
Certes en 2005, les sénateurs, attentifs aux problèmes de la Fonction publique, avaient étendu aux fonctionnaires l’interdiction des discriminations, qui figure
désormais dans le Statut général, sans toutefois aligner le statut des agents publics sur celui du privé en matière de harcèlement moral.
Un « arrêt du Conseil d’Etat » du 11 juillet 2011 répare cette omission
Il aura fallu attendre près de onze années pour que les fonctionnaires bénéficient de cet allègement de preuve.
Il aura, aussi, fallu attendre cet arrêt de la Haute juridiction administrative, qui fera date (c’est certain), pour que cette transposition intégrale du droit communautaire s’applique enfin aux fonctionnaires et comble ainsi le vide juridique et le silence de la loi du 13 juillet 1983 portant Droits et obligations des fonctionnaires.
Aujourd’hui, le fonctionnaire ne devra plus faire la preuve qu’il a été victime d’un harcèlement moral, il devra établir les faits qui permettront de « présumer l’existence d’un harcèlement ».
Et, ce sera à l’administration de produire, en sens contraire, une « argumentation de nature à démontrer » que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement.
Alors que faire si vous vous estimez victime de harcèlement moral ?
Il n’existe certes pas de solution miracle à ce genre de problèmes mais surtout ne restez pas seul(e) :
Parlez-en autour de vous,
demander à rencontrer le médecin de prévention,
informer votre supérieur hiérarchique ou la personne en charge des ressources humaines,
et puis, sachez que les militants de Solidaires Fonction Publique sont toujours à votre écoute
pour nous joindre sur le département des Pyrénées Atlantique le numero est : 06 31 60 71 80 ,pour vous conseiller et vous aider dans les démarches à suivre.
Depuis l’instauration de la LOLF (loi organique relative aux lois de Finances) en 2001, la gestion publique n’est plus orientée que vers les résultats et la recherche de l’efficacité : objectifs, résultats, évaluation…
Conjugués aux milliers de suppressions d’emplois et aux réformes structurelles en tous genres, le management et la gestion par les indicateurs statistiques se traduisent, pour tous les fonctionnaires et les contractuels, par une dégradation des conditions de vie au travail, par du stress et un mal être général qui peuvent conduire à des gestes de désespérance.
En alignant le statut des agents publics sur celui des salariés le Conseil d’Etat rappelle, sans doute, à l’Administration que lorsque le harcèlement sera avéré, sa responsabilité sera, comme pour les entreprises privées, automatiquement engagée (y compris financièrement) en vertu de son obligation de sécurité !
Bateau pour Gaza, l’abordage de l’armée israélienne est un acte illégal et un acte de violence
Le bateau français Dignité Al Karama a été capturé dans les eaux internationales par l’armée israélienne et amené dans le port d’Ashdod, Ses passagers ont été transférés sur un bateau militaire. Cet abordage est un acte de violence et un acte illégal.
Les commandos armés de l’armée israélienne ont abordé le bateau français à 40 miles des côtes de Gaza dans les eaux internationales, comme en mai 2010 quand l’armée israélienne avait attaqué la première flottille de la liberté. C’est un nouvel acte de piraterie, contre un « Petit poucet citoyen ».
Nous ne sommes pas pour le moment certains qu’il n’y a pas eu de violence, comme le prétend l’armée israélienne, car aucun contact avec les passagers n’est possible. La censure militaire est toujours appliquée. Dans tous les cas amener de force un bateau et ses passagers dans le port d’Ashdod sous la menace d’armes, avec des bateaux militaires, est un acte de violence qui doit être condamné, comme doit l’être le blocus de Gaza.
Le gouvernement veut encore baisser les pensions
Après la contre-réforme illégitime de 2010 repoussant l’âge de départ de 2 ans, le gouvernement utilise le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pour passer le nombre d’années de cotisations à 41 ans et demi.
Dans un premier temps, il l’appliquerait au privé, puis le généraliserait aux fonctionnaires et enfin aux régimes spéciaux, aux dates compatibles avec les
contre-réformes de 2003 et 2007/ 2008.
Pourtant, les statistiques et prévisions du même COR indiquent que la durée réelle moyenne de cotisation est de 37,5 ans aujourd’hui, augmentera
à 38,75 ans en 2020, puis baissera progressivement à 37 ans en 2035 et au-delà. Le gouvernement a déjà baissé les pensions en allongeant la durée de cotisation à 40 ans, puis 41, puis 41 et un
trimestre. En annonçant une durée à 41 ans et demi, le gouvernement impose une nouvelle austérité aux retraité-e-s, qui vont subir une double peine : faire valoir les droits à la retraite
2 ans plus tard et toucher une pension moindre. Autrement dit, « travailler plus pour gagner moins ».
L’Union syndicale Solidaires dénonce ce nouveau coup de l’été contre les futurs retraité-e-s, appelle l’ensemble des salarié-e-s et leurs organisations
syndicales, à construire les conditions de nouvelles mobilisations interprofessionnelles. Nous réclamons une durée de cotisation correspondant à la moyenne constatée aujourd’hui et prévue pour
demain, 37,5 ans, et l’abandon de la double peine que représente la décote.
MANIFESTONS PARTOUT EN FRANCE LE 28 MAI !
CONTRE LE RACISME CONTRE LA POLITIQUE
D’IMMIGRATION DU GOUVERNEMENT ET POUR LA
REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS
Depuis 20 ans, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de promulguer des lois anti immigré(e)s.
Sous l’ère Sarkozy, on assiste à une frénésie sécuritaire et à une banalisation des discours racistes. Loi Besson, attaques du ministre de l’intérieur Guéant
contre l’immigration légale, idée de préférence nationale pour les métiers en tension de X.Bertrand, chasse aux Roms, aux migrants tunisiens, égyptiens, libyens…ils reprennent à leur compte
l’idéologie nauséabonde du FN pour mieux occulter leur politique anti-sociale.
D’un côté, la stigmatisation des Etrangers, de l’autre, leur surexploitation !
Les travailleurs sans-papiers qui, par milliers, en région parisienne, ont mené des grèves pour leur régularisation, l’ont bien montré : sans eux, les
Bouygues, Eiffage, Onet, Accor, Manpower et autres fleurons du patronat français ne pourraient remplir leurs contrats (et leurs poches).
- Parce que nous n’acceptons pas cette instrumentalisation des étrangers,
- Parce que nous condamnons le racisme d’Etat des pays de l’espace Schengen, et en particulier de la France,
- Parce que nous voulons l’égalité des droits et le respect du droit du sol
Nous exigeons :
* l’arrêt des politiques anti-immigré(e)s,
* l’arrêt des contrôles d’identité au faciès,
* l’arrêt des expulsions, des arrestations, des incarcérations d’étrangers,
* la régularisation de tous les sans-papiers.
Indignons-nous, révoltons-nous ! Construisons ensemble une lame de fond, citoyenne, contre tous les racismes et toutes les politiques anti-immigré-es en
revendiquant, haut et fort, un autre vivre ensemble.
28 avril : Journée de mobilisation sur la pénibilité au travail, pour l’amélioration des conditions de travail
Rassemblement à 12 h sur Pau (complexe de la republique ) Bayonne ,Mourenx et Oloron St Marie.
Une dégradation générale
Une enquête européenne publiée en novembre 2010, réalisée auprès de 44 000 travailleurs, indique que plus de 40 % d’entre eux ne seront pas en mesure de
faire le même travail à 60 ans. Ce taux monte à plus de 60 % pour les ouvriers.
C’est un fait, les conditions de travail se dégradent pour la très grande majorité des salariés. L’augmentation du nombre d’accidents du travail, l’explosion du
nombre des Troubles Musculo-Squelettiques, la multiplication des suicides en sont les témoignages violents.
Cette dégradation générale met en évidence une grande inégalité face au travail et à sa pénibilité.
Se mobiliser pour les conditions de travail
La question des “ conditions de travail ” est très directement liée à celles de l’emploi et des salaires. L’exigence d’une rentabilité financière accrue des
entreprises se traduit par une recherche de productivité plus grande pour chaque collectif de travail et chaque salarié. Les travailleurs sont très directement attachés à la défense et à
l’amélioration de leurs conditions de travail qui déterminent tout à la fois, et très fortement, leurs conditions de vie au travail et leurs conditions de vie en dehors de l’entreprise. De tout
temps le rejet par les salariés des conditions de travail qu’ils jugent intolérables a conduit à des luttes très spécifiques et à des conflits plus généraux.
La mobilisation des salariés durant le conflit des retraites en 2010 a montré que pour ceux-ci travailler plus c’est non !
Pénibilité ou invalidité ?
Suite à la contre-réforme des retraites que nous avons combattue en 2010, les décrets sur les conditions de départ en retraite dans le cadre du dispositif
pénibilité ont été publiés au Journal Officiel le 31 mars. Aujourd’hui donc, la loi et ses décrets viennent installer un dispositif très loin de la philosophie d’origine qui se résume à un
régime « d’invalidité bis » et qui concernera un nombre réduit de bénéficiaires.
Pour en bénéficier à compter du 1er juillet prochain, les personnes devront présenter un taux d’incapacité de 20 % et celles ayant un taux entre 10 et 20%
devront prouver une durée d’exposition à un facteur de risque, égale à 17 ans minimum. Sont exclues les personnes sans reconnaissance d’un taux d’incapacité à 60 ans (par exemple pour les
cancers d’origine professionnelle) et les personnes qui ont été exposées à des facteurs de risque mais pour une durée inférieure à 17 ans, ainsi que celles qui ont de multiples pathologies sans
que l’une d’elles n’atteigne un taux de 10%.
Aujourd’hui, comme hier, des travailleurs exposés à des facteurs de pénibilité vont continuer à mourir bien avant d’autres catégories sans même pouvoir profiter
de leur retraite.
Des attaques multiples
Dans le même temps les parlementaires et le gouvernement s’unissent pour attaquer la médecine du travail déjà sérieusement mise en difficulté par des années
d’abandon et la main mise des patrons. Le scandale de l’amiante est là pour nous rappeler cette réalité. Ce sont aussi l’inspection du travail et les CRAM qui ne disposent pas aujourd’hui des
moyens humains et financiers pour contrôler efficacement les entreprises.
Il y a urgence à donner aux travailleurs les moyens d’être protégés et une médecine du travail indépendante.
La santé au travail, cela ne se négocie pas !
L’Union syndicale Solidaires rappelle son attachement au principe selon lequel les salariés, ne doivent pas perdre leur vie à la gagner : c’est le travail
qui doit être adapté à l’homme et à la femme, et pas l’inverse. Partout le 28 avril mobilisons nous pour le rappeler.
Dans ce domaine également les situations sont très inégalitaires : si, à 35 ans, un cadre peut espérer vivre sans incapacité jusqu’à 69 ans, un homme qui a
été ouvrier toute sa vie active subira une incapacité à 59 ans… et son départ en retraite à 60 ans limite la durée d’une fin de carrière très douloureuse… et évite aux employeurs d’avoir des
salariés en incapacité d’assurer normalement leur travail.
L’Union syndicale Solidaires revendique de nouveaux pas vers le progrès social :
— limitation de l’usure au travail, en réduisant le temps de travail dans les cas d’exposition à des dangers ou des stress spécifiques, en améliorant le rythme et
les conditions de travail afin de supprimer, ou tout au moins de réduire lorsque cela n’est pas possible, les pénibilités,
— prise en compte collective des pénibilités restantes par des départs anticipés, afin de profiter d’une retraite en bonne santé.
Face au Front national et aux idées xénophobes :
Vigilance, Combativité et Résistance
Depuis quelques mois, le Front national revient sur le devant de la scène politique et médiatique. Son changement de présidence aurait selon certains observateurs changé la nature de ce parti et celui-ci serait en train de se banaliser dans la vie républicaine.
Dans un contexte européen marqué par la remontée de courants racistes, xénophobes ou même ouvertement fascistes, l’Union syndicale Solidaires récuse et condamne fermement cette « banalisation » d’un parti qui reste profondément antirépublicain, xénophobe, sexiste et raciste.
La multiplication ces dernières années des déclarations et des mesures amalgamant sécurité, immigration, religion, laïcité…, au-delà même des seuls membres d’une droite soi-disant décomplexée, a fini par renforcer et légitimer des discours auparavant uniquement portés par le Front national.

Dans le même temps, l’accélération des politiques libérales et sécuritaires a généré une aggravation du chômage, un développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et de l’exclusion qui n’a fait qu’accroître une désespérance sociale sur laquelle le Front national prospère en surfant sur les peurs et l’anxiété face à l’avenir.
Alors que l’exaspération face au sentiment de n’être ni écoutés ni entendus, touche une partie toujours plus grande de la population, le Front national a nettement opté, notamment à travers la mise en avant de Marine Le Pen, pour une « stratégie de gouvernement » et essaye d’avancer masqué derrière une façade supposée plus respectable, plus sociale et plus crédible.
Pour Solidaires, il est clair que le Front national n’est pas un parti comme un autre : La base de sa politique est la préférence nationale, idée nauséabonde et profondément opposée aux valeurs que nous portons et défendons.
La haine, le rejet de l’autre font porter sur les étrangers tous les maux de notre société. Par-delà ces fondements haineux et racistes, il est également de notre responsabilité syndicale de dénoncer la réalité d’un programme du FN qui s’avère profondément antisocial.

Face à l’Europe et à la mondialisation libérale, contraires aux intérêts des salarié-e-s et aux besoins sociaux fondamentaux, les réponses protectionnistes du FN comme la sortie de l’Euro ne visent qu’à protéger le capitalisme national sans s’attaquer au rapport capital/travail et à la financiarisation de l’économie.
Aux antipodes d’une société solidaire et de transformation sociale, le projet du FN aboutirait à aggraver la concurrence par une série de dévaluations compétitives, à plus de dumping social et fiscal, à l’exacerbation des tensions xénophobes et nationalistes.
Le monde du travail est clairement devenu une cible privilégiée dans la stratégie du Front national.
Mais derrière un discours démagogique de façade visant à présenter ce parti comme le seul défenseur des « petits » contre « les gros », le contenu concret de son programme, renvoyant de fait au chacun pour soi, est tout autre, que ce soit en matière de remise en cause de la durée du travail, d’harmonisation par le bas et de mise à mort du système de retraites par répartition, de destruction de la législation du travail, de remise en cause du droit de grève, d’instauration d’un service public a minima…
Le syndicalisme, tout particulièrement celui de lutte et de transformation sociale, est considéré par le Fn comme « un des maux qui « asphyxient l’entreprise française […] un des obstacles majeurs aux réformes nécessaires de la société française ».
Pour le Fn, le syndicalisme devrait être uniquement basé sur des organisations professionnelles par branche… Vision corporatisme qui ne pourrait qu’engendrer inégalités et protections à minima.
Lors des dernières élections cantonales, le Front national a tenté d’instrumentaliser les organisations syndicales en présentant quelques candidats qui avançaient leur appartenance à une organisation ou une autre.
Ceux-ci s’étant vu retirer leurs mandats, le FN a annoncé la création d’un Cercle national de défense des travailleurs syndiqués, qu’il a présenté comme une « Association de défense des intérêts sociaux, moraux et juridiques » des militants FN subissant au sein de leurs syndicats « discriminations politiques et exclusions » (sic !).

L’Union syndicale Solidaires appelle toutes ses organisations membres à la vigilance face à la stratégie d’entrisme du FN en direction de l’ensemble des organisations syndicales.
L’Union syndicale Solidaires rappelle que le syndicalisme repose sur la défense et l’amélioration des droits individuels et collectifs dans une perspective de transformation sociale.
Cette perspective et la défense de nos valeurs suppose la solidarité entre tous les salarié-e-s et le refus de toutes formes de racisme, de sexisme, d’homophobie.
L’Union syndicale Solidaires engagée dans les combats contre les politiques xénophobes ne fera aucune concession au Front national ni dans ses propositions, ni dans sa place dans le syndicalisme et rejette toute forme de banalisation de ce parti et de ses idées nauséabondes.
Solidaires considère qu’il est de sa responsabilité de combattre le FN, ses projets et de démontrer en quoi ils sont contraires aux intérêts et aux revendications des salarié-e-s.
À l’occasion de son Comité national, Solidaires réaffirme la nécessité de ce combat et continuera à développer les expressions et les luttes pour le gagner y compris en prenant des initiatives intersyndicales et unitaires nécessaires et réaffirme son engagement dans VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes).
L'lmmigration est l'avenir de la France !!
Sortons un peu de la xenophobie ambiante pour aborder les faits :les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards.
la France Ultra-nationaliste...
Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille.
Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.
Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier
Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale.
Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études.
Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.
De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards
d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution
au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.
A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et
économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la
main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.
La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux.
Majoritairement jeunes, les immigrés sont de grands consommateurs : comme nous venons de le voir, ils versent environ 18,4 milliards d’euros à l’Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA.
Les immigrés ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de
l’immigration, et les artistes d’origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.
Parallèlement, de nombreux métiers, en particulier dans les services, ne fonctionnent en France que grâce à l’immigration.
Plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues sont étrangers ou d’origine étrangère.
Pas moins de 42 % des travailleurs des entreprises de nettoyage sont des immigrés.
Plus de 60 % des ateliers de mécanique automobile de Paris et de la région parisienne appartiennent à des mécaniciens et petits entrepreneurs d’origine
étrangère.
Dans un domaine aussi crucial que l’avenir du système des retraites, les immigrés jouent un rôle des plus favorables.
Le très officiel Comité d’orientation des retraites est parvenu à cette conclusion :
“L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites.”
Xavier Chojnicki commente ces résultats en ces termes : “Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée,
majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux
retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques.”
RAPPORT Statstiques INED
Selon l’Institut national d’études démographiques (INED), l’immigration a baissé en France depuis les années 1970. Les flux migratoires vers la France ont été importants dans les années 1950 et 1960.
L’Hexagone compte une proportion d’étrangers (11 %) comparable à ses voisins :
13 % en Allemagne, 10 % au Royaume-Uni. Parmi les pays européens,
l’Espagne est un cas particulier puisque l’immigration y est récente, remontant aux années 1990.
Entre 2002 et 2007,
quelque 600 000 migrants sont arrivés chaque année en Espagne, pays qui était lui-même, avant cela, un pays d’émigration.
Les Etats-Unis, avec 42,8 millions d’immigrés, soit 13 % de la population, sont le premier pays d’accueil des étrangers à l’échelon mondial.
source :Courrier International/dec 2010
Les peuples d’abord, pas la finance !
Face au G8, les 21 et 22 mai 2011 à Deauville
Face au G20, du 31 octobre au 5 novembre 2011 à Cannes
Réunis à Dakar dans le cadre de l’assemblée de convergence pour l’action G8/G20 du forum social mondial, nous, mouvements sociaux, syndicats, associations de solidarité internationale, femmes et hommes de tous les continents appelons à une large mobilisation populaire lors du G8 des 26-27 mai à Deauville et du G20 des 3-4 novembre à Cannes.
A Dakar, nous avons débattu sur la manière de faire face aux crises sociale, écologique, économique et géopolitique qui, ensemble, constituent une véritable crise de civilisation.
Le G20 est constitué de 20 pays parmi les plus riches au mépris de tous les autres.
Il s’est autoproclamé garant de la stabilité économique et financière mondiale au lendemain de la tempête financière de 2008, mais n’a en rien protégé les peuples de cette grande crise.
Au contraire, il a maintenu la dictature de la finance qui déploie son emprise sur tous les aspects de notre existence : logement, travail, éducation, agriculture, climat, retraites, connaissance, biodiversité... Par son action, il renforce les acteurs et les mécanismes à l’origine de ces crises, tout en faisant payer la note aux citoyens.
Nous savons que des réponses solidaires et démocratiques à la crise mondiale ne viendront pas des dirigeants des pays les plus riches, mais des peuples eux-mêmes.
Nous refusons de laisser aux puissants le droit d’imposer leurs solutions à des crises qu’ils ont engendrées.
C’est pourquoi, nous appelons à faire des G8 et G20 en France des moments de convergence de toutes les résistances : luttes contre l’opacité et la dérégulation de la finance, contre la dette illégitime au Nord comme au Sud, contre les politiques d’austérité et pour les services publics, contre les fausses solutions au changement climatique et pour des modes de production et de consommation qui préservent la planète, contre la précarité et pour un travail décent, contre la spéculation sur les matières premières et pour la souveraineté alimentaire, contre les dictatures, la militarisation et le colonialisme et pour les droits démocratiques des peuples...
Nos mouvements font la démonstration par leurs pratiques et leurs propositions que des voies alternatives existent.
L’accès de tous aux droits humains fondamentaux et la protection de notre planète passent par un juste partage des richesses, d’autres modes de développement et une gestion démocratique des biens communs.
A l’occasion de la tenue des sommets du G8 et du G20 en France, nous appelons au rassemblement des mouvements, réseaux et organisations.
Nous nous appuierons sur la diversité et la complémentarité de leurs formes de réflexion et de leurs modes d’action pour organiser diverses initiatives pour une vaste mobilisation citoyenne internationale.
Prochaines étapes :
Réunion d’échange et de coordination : 26-27 mars à Paris puis en mai à la veille de la mobilisation contre le G8.
Informations et contacts :
g8g20@altermob.org
www.altermob.org
L'Espoir venue du Sud..
Solidarité avec le peuple égyptien
En janvier, le peuple tunisien a mis un terme à des décennies de dictature ; puis ce fut l’Egypte ; le peuple de Lybie s’affronte au régime de Kadhafi, et des mouvements sociaux importants ont lieu aussi en Algérie, au Maroc, en Iran, au Yémen, au Bahreïn, en Syrie, en Jordanie … Les peuples se soulèvent, rejetant des régimes qui violent leurs droits fondamentaux, les exploitent, s’engraissent sur leur dos, tout en organisant une corruption généralisée.
Des peuples opprimés sous le regard complice des puissances occidentales
De tels régimes se sont maintenus au pouvoir des dizaines d’années, voire un demi-siècle ; la communauté internationale, en particulier les États européens et
les Etats-Unis, s’en est accommodée ou pire, les a soutenus.
L’alibi du pseudo « rempart contre l’islamisme » a souvent été mis en avant. Le fait que le dictateur Ben Ali soit recueilli par un des régimes islamistes
les plus réactionnaires (Arabie Saoudite) montre le mensonge … De toutes les façons, en quoi cela justifie-t-il la situation faite à ces peuples ? Puisqu’en réalité, les puissances
occidentales ont permis le maintien au pouvoir de ces dictateurs uniquement pour des intérêts économiques et géopolitiques.
Les petits arrangements « entre amis » ont permis aux dirigeants de ces régimes de se bâtir une fortune personnelle et aux puissances occidentales de
déposséder les peuples de leurs ressources naturelles (gaz et pétrole), de profiter d’une main d’oeuvre bon marché et surexploitée, d’enrichir leurs industries par la vente de matériels de guerre
et de « maintien de l’ordre », d’obtenir une assise pour le contrôle de l’exploitation du pétrole et pour le contrôle de certains pays (Iran, Irak et Palestine) dans la région du
Moyen-Orient.
Le gouvernement français a été en pointe dans l’ignominie, à l’exemple de la tente de Kadhafi installée dans les jardins de l’Élysée, ou de la ministre des Affaires étrangères proposant à Ben Ali le « savoir-faire policier français » pour réprimer la révolte du peuple tunisien… Quels hypocrites aussi tous ces « responsables », toutes ces institutions, qui semblent ne découvrir les fortunes invraisemblables des dictateurs … qu’à partir du moment où ils ne sont plus au pouvoir !
De la révolte à la révolution sociale…
Les victoires d’aujourd’hui ne viennent pas de rien, elles sont le fruit des luttes sociales d’hier conduites par des syndicalistes, des travailleurs/ses qui
s’organisent de manière autonome ; les médias préfèrent parler du rôle d’Internet de Facebook, mais l’organisation collective des travailleurs/ses, construite durant des années face à la
répression et grâce aux soutiens internationaux est un élément déterminant ; ainsi :
* en Tunisie, la révolte ouvrière du bassin minier de Gafsa en 2008, pour la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail a été un
tournant décisif. Les réseaux de résistance construits durant des années par de nombreux/ses syndicalistes de l’UGTT ont été au coeur des semaines historiques de janvier 2011. Ces militant-e-s
ont montré que le syndicalisme, ce n’était pas la direction de l’UGTT totalement asservie au pouvoir depuis des années !
* en Égypte, grèves et manifestations se sont succédé depuis une dizaine d’années ; des syndicats autonomes ont été créés et ont mené des luttes
victorieuses.
En Algérie, des syndicats autonomes agissent au quotidien contre la corruption et la pression sur les salaires qui frappent de plein fouet les travailleurs/ses. Les
combats livrés par tous ces syndicalistes, depuis de nombreuses années et malgré la répression extrêmement violente, ont laissé une empreinte durable dans l’esprit des populations. Ils ont fini
par convaincre les peuples de ces pays, excédés par l’absence de perspectives d’avenir et par les inégalités sociales, de se soulever et de mener leurs luttes pour la conquête de leurs libertés
et de leurs droits.
Syndicats autonomes d’Égypte et d’Algérie, syndicalistes oppositionnels de Tunisie, syndicats de lutte au Maroc, en Iran ou Irak, … l’Union syndicale Solidaires est en relation avec ces forces syndicales depuis des années. Nous les soutenons autant que possible, et sommes intervenus souvent pour éviter ou limiter la répression…
Les jeunes, les femmes jouent un rôle important dans l’émancipation
La place des jeunes dans les mouvements est une donnée majeure ; tout comme celle des femmes.
En Tunisie, en Égypte, ce qui se joue maintenant c’est le refus de voir le mouvement d’émancipation confisqué par des survivant-e-s de l’ancien pouvoir ou par des
mouvements politiques ou religieux qui veulent juste prendre la place.
Partout, les peuples réclament un changement social et remettent en cause leur exploitation ; il ne s’agit pas seulement de changer les ministres.
Les faits bafouent les sempiternelles analyses des « spécialistes » qui ne cessent d’annoncer la fin du politique, l’impossibilité de changer l’ordre des
choses. Ce qui se passe dans cette zone du monde est porteur d’espoirs pour tous !
La lutte continue
Malgré la chute de Ben Ali et de Moubarak, les gouvernements dits « de transition » comptent encore dans leur rang des bourreaux d’hier… Alors, la lutte
continue en Tunisie et en Égypte ; la population refuse de se voir confisquer sa révolution, manifeste pour que soient appliquées ses revendications légitimes pour un véritable changement
social et démocratique. La pression de la rue permet de gagner : ainsi, le premier ministre tunisien du gouvernement de transition a donné sa démission. Le peuple ne baisse pas les bras, il
continue à protester et à résister, malgré les arrestations et les menaces, malgré une répression sanglante (comme en Lybie, plus de 2000 morts).
Rien ni personne ne pourra les empêcher d’aller au bout de leur lutte pour leurs droits et pour la démocratie. L’union Syndicale Solidaires salue le courageux
combat de tous les syndicalistes et militant-e-s des droits de l’homme qui ont pris et prennent encore une part active dans ces luttes.
Elle apporte son soutien et sa solidarité aux peuples dans leur combat pour la justice, la redistribution des richesses et la liberté.
Un Mouvement social sur les retraites historique !
Cette loi, même votée, reste illégitime et sera contestée pour de nombreuses raisons : la façon dont elle a été décidée, l’affairisme qui l’entoure, son rejet massif par la population et toutes les organisations syndicales, la dureté du contenu.
Une procédure de décision inadmissible
Promesse électorale non tenue : le Président de la République s’est fait élire sur le mandat clair de ne pas toucher au « droit à la retraite à 60
ans ». A l’insistance du Medef pour reporter l’âge de départ, il répondait
« ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les français, je n’ai donc pas mandat pour cela ».
Pas de négociation avec les syndicats : en juin 2009, N. Sarkozy annonçait cette contre-réforme en promettant que tout serait sur la table, puis E. Woerth
engage un semblant de négociations en avril 2010, n’écoute rien et annonce qu’il n’est pas question d’augmenter les cotisations sociales, mesure pourtant mise en avant dans le rapport du COR
d’avril comme la plus efficace pour équilibrer les comptes des retraites. En juin, les trois axes du projet de loi sont affirmés : report de 2 ans des âges du droit au départ et du départ à
taux plein, allongement de la durée de cotisation.
La patronne du Medef se vante d’en être la marraine.
Ces 3 axes, à l’effet cumulatif très dur, ne bougeront pas malgré l’opposition unanime des organisations syndicales et d’une grosse majorité de la
population.
Débat parlementaire bâclé : celui de l’Assemblée nationale a été stoppé avant la fin, celui du Sénat écourté, et la réu-nion des deux chambres a survolé en 4
heures un texte aussi dense. Pire : à la dernière minute, un amendement annonce une discussion dès 2013 pour une « réforme systémique », visant à introduire un système par points
ou comptes notionnels, c’est-à-dire une nouvelle régression sociale.
Une contre-réforme plongée dans l’affairisme
Les affaires Woerth Bettencourt et les pressions sur la justice restent suffisamment ancrées dans les esprits pour nous contenter de les citer. Un peu moins connu,
la presse a révélé le rôle joué par Guillaume, le frère de Nicolas Sarkozy. Devenu PDG du groupe fusionné Malakoff Médéric, il a créé Sevriena, société d’épargne-retraite, avec la CNP Assurances,
filiale de l’officielle Caisse des dépôts. En janvier 2011, il espère engranger un marché estimé entre 40 et 110 milliards par an. L’un fait passer une contre-réforme amplifiant les fonds d’une
retraite par capitalisation, dans le même temps, l’autre crée une société pour engranger ces fonds…
Le Medef à Pau
Un mouvement social historique
Historique : ce mot est revenu en force dans toutes les villes en constatant l’ampleur des centaines de manifestations réunissant des millions de personnes ,à
Pau une grève générale de 8 jours des territoriaux (eboueurs ,assainissement ,service des eaux ,restauration communautaire, ASVP ,architecture ,ect...) avec plus de 585 grèvistes chaque jours
!!
Ces temps forts se sont complétés, presque partout, d’actions ponctuelles de blocages, d’informations, d’actions interprofessionnelles décidées dans
l’unité.
La grève reconductible a tenu dans plusieurs secteurs, notamment les transports et les raffineries. Les sondages répétés ont montré l’appui majoritaire de la
population : contre le projet de loi et son contenu, pour soutenir les grèves et manifestations ainsi que les actions multiformes décidées localement.
Tout ceci révèle une lame de fond. Ce qui est en jeu, c’est la politique de régression sociale, bien au-delà des retraites.
Ce qui est posé publiquement, c’est la question essentielle de la répartition des richesses produites dans le pays.
Et ce débat, il faut le poursuivre, le mener à terme, imposer un autre partage : le fait qu’une infime minorité s’accapare le profit tiré du travail de l’immense majorité n’est pas un phénomène inéluctable, c’est un choix politique, une question de société.
Une contre-réforme contre les droits élémentaires
Les retraites cristallisent le mécontentement contre la régression sociale car chacun-e se sent attaqué-e et y voit ses projets d’avenir remis en cause.
Chaque (futur) travailleur refuse le report de 2 ans du droit au départ ce qui signifie pour la majorité 2 ans de plus au chômage, refuse de devoir attendre 2 ans
de plus la possibilité de partir avec une retraite à taux plein, refuse cette contre-réforme injuste qui pénalise davantage les plus précaires et notamment les femmes, refuse une nouvelle baisse
de pension par l’allongement de la durée de cotisation renforcée par la double peine de la décote.
La grève des territoriaux à Pau
Attaque contre nos retraites : un double objectif
L’Europe néolibérale veut nous faire travailler plus longtemps
Ce n’est pas nouveau, cette volonté a été affirmée par le Conseil européen à Barcelone en 2002. Jacques Chirac et Lionel Jospin ont signé la déclaration finale des
gouvernements qui engage à « augmenter d’environ 5 ans l’âge moyen effectif auquel cesse l’activité professionnelle ». Elle incite également à réduire les incitations individuelles à la
retraite anticipée pour les remplacer par des systèmes de préretraite et des retraites progressives.
Le Centre Technique Municipale bloqué pendant 8 jours à Pau
Les États européens ont ainsi programmé des reculs de l’âge donnant droit au départ en retraite, mais ils ont en même temps amorti la dureté de cette mesure par des
systèmes de préretraite permettant de partir 2 ou 3 ans avant, et en garantissant une retraite à taux plein lors du départ, à l’inverse de la France qui recule le moment du départ et baisse les
pensions en allongeant la durée de cotisation. Le 24 octobre, l’Assemblée européenne a adopté un rapport sur la crise économique présenté par l’eurodéputée socialiste française Pervenche Berès.
Il considère que « le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite
publics, professionnels et privés »
Le patronat veut réaliser des profits sur les retraites
Depuis une quinzaine d’années, Medef et gouvernement fragilisent les retraites en baissant les pensions, par l’allongement de la durée de cotisation et la double
peine de la décote. Mais cela n’a pas suffi pour provoquer une augmentation significative de la retraite par capitalisation. La nouvelle loi y consacre plusieurs articles et va jusqu’à inciter
fortement à la constitution de plans d’épargne retraite : la moitié des sommes versées aux salarié-e-s au titre de la participation, forme de rémunération qui se développe au détriment des
salaires, abonderait, sauf opposition formelle du salarié, un plan d’épargne-retraite.
L’action continue : ne lâchons rien !
Les lycéens Palois campent pour lutter contre la réforme des
retraites
Depuis le début, Solidaires explique que l’enjeu des retraites et l’intransigeance du gouvernement nécessitent une grève générale reconductible bloquant l’économie
du pays et frappant les possédants à la caisse.
Certes, une telle action ne se décrète pas, mais il est de la responsabilité des organisations syndicales d’en préparer les conditions. Nous savons maintenant que « l’économie du pays a frisé la catastrophe » avec la grève des raffineries et le blocage des transports. Il aurait suffi d’organiser la solidarité avec les grévistes et de continuer un peu. C’est ce qu’ont voulu Solidaires et la FSU lors de l’intersyndicale du 21 octobre, mais les 6 autres organisations syndicales ont refusé d’écrire dans le communiqué une phrase de soutien aux actions en cours, une incitation à étendre ces actions.

Tout n’est pas rentré dans l’ordre
Après plus de deux semaines de grève, les secteurs emblématiques se replient ou changent les modalités de leur grève.
Pour autant, ce n’est pas le sentiment d’échec ou de défaite qui dominent, tant le soutien populaire est grand et la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle active. De nombreux collectifs unitaires se sont créés à la base pour animer l’action entre deux journées de manifestations nationales. Les modes d’action sont très similaires : soutiens aux piquets de grève, diffusions de tracts à la population et devant les entreprises, opérations escargots, blocages filtrants de zones industrielles, blocage de zones commerciales, actions symboliques ciblées sur des chambres de Commerce, des locaux du Medef ou de l’UMP.
Retraite aux flambeaux des étudiants Palois
Après la journée du 28 octobre qui a montré que la détermination des salariés était intacte, il importe de ne rien lâcher et de poursuivre le processus de mobilisation engagé, qui articule rendez-vous nationaux et actions locales décidées quotidiennement dans l’unité. Il est de la responsabilité des organisations syndicales de donner à ce processus une nouvelle impulsion dont la nouvelle journée unitaire de manifestations du samedi 6 novembre est une étape.
La mobilisation du 28 octobre, avec 270 manifestations dans toute la France, est été de grande ampleur, à Pau nous étions plus de 15000 manifestants et 10000 à Bayonne .
Malgré le vote de la loi et les vacances scolaires, le refus d’une « réforme » profondément injuste reste toujours aussi fort et le soutien de la population au mouvement social reste considérable. La multiplication d’actions multiformes, allant de la grève reconductible dans certains secteurs à des blocages ponctuels, montre la détermination d’un mouvement qui, malgré les rodomontades du pouvoir, ne s’en laisse pas conter.
Car le mouvement contre la « réforme » des retraites cristallise le rejet d’une politique mise exclusivement au service des plus riches et du patronat.
Malgré la propagande gouvernementale, les salariés et la grande majorité de la population ont pris conscience que la question des retraites renvoie avant tout à la question du partage de la
richesse produite et les jeunes ont compris que cette « réforme » va durcir les conditions de leur entrée sur le marché du travail et aggraver leur précarité.
Pour l’Union syndicale Solidaires, l’adoption de la loi par un Parlement aux ordres ne la rend pas plus légitime. L’iniquité de ce texte demeure et le vote du
Parlement n’y change rien, la démocratie ne pouvant se réduire au vote des parlementaires et faire fi de la démocratie sociale. Le rajout, à la dernière minute, d’un amendement qui indique qu’une
« réforme systémique », visant à introduire un système par points ou par comptes notionnels, serait discutée dès 2013, est l’annonce qu’une nouvelle régression sociale est d’ores et
déjà en préparation.
Dans cette situation, il importe de ne rien lâcher et de poursuivre le processus de mobilisation engagé, qui articule rendez-vous nationaux et actions locales décidées quotidiennement dans
l’unité : soutien aux grèves, blocages, rassemblements, initiatives de solidarité…
Huit journées de mobilisation massive depuis début septembre, 70 % de la population soutenant ce mouvement et pensant que le projet de loi sur les retraites est profondément injuste, et malgré tout un gouvernement qui s’entête et refuse toute réouverture du dossier.
La question des retraites devient maintenant une question démocratique. Refus de toute négociation, débat accéléré, à l’Assemblée nationale d’abord, au Sénat
maintenant, pour faire voter le texte avant les vacances scolaires, le gouvernement et le président de la République ont choisi le passage en force.
Face à cet oukase, le mouvement actuel prend des formes inédites qui montrent une détermination intacte. Ces actions multiformes, allant des grèves reconductibles
dans certains secteurs à des actions de blocage de dépôts de carburants, sont organisées partout de façon unitaire.
Elles se combinent avec les fortes mobilisations d’une jeunesse qui refuse le destin sinistre que lui préparent les classes dominantes. Comme seule réponse, le
gouvernement se cantonne dans le déni de la mobilisation sociale et accentue la répression.
Dans cette situation, l’intersyndicale a décidé d’appeler à deux nouvelles journées de mobilisation, le jeudi 28 octobre et le samedi 6 novembre.
L’Union syndicale Solidaires aurait préféré une date plus rapprochée afin de ne pas laisser trop longtemps les salariés mobilisés au quotidien sans journée de centralisation nationale du mouvement. De plus, il est regrettable que le communiqué de l’intersyndicale ne soutienne pas nettement les actions décidées unitairement par les salariés à la base.
C’est ce qui a amené Solidaires à ne pas signer le communiqué des autres organisations.
Pour autant, les mobilisations nationales unitaires sont des moments indispensables dans la construction et la consolidation du rapport de force face au
gouvernement.
C’est pourquoi Solidaires appelle à amplifier la mobilisation : élargir les grèves et les débrayages, renforcer les initiatives locales quotidiennes, se
mobiliser massivement
Solidaires engage ses adhérents et militants à participer activement à la construction unitaire de ces journées. Le gouvernement veut nous user. Unis et déterminés,
nous pouvons l’emporter !
( R )évolution d’Octobre ?
Ce Samedi 16 Octobre nous étions plus de 40000 dans le département des Pyrénées-Atlantique !!!!
25000 à Pau et 15000 à Bayonne ,
c'est un succès énorme pour l'intersyndicale Départemental et pour Solidaires 64 qui à Pau comme à Bayonne etait présent en nombre !
Le prochain rendez vous est cette semaine dans vos services et assemblées générales pour amener à la grève reconductible, à Pau par exemple la restauration communautaire est en grève reconductible !
il faut participer aux assemblées générales et faire pencher les assemblées vers la grève générale !!
Le libéralisme financier et spéculatif , pimenté au Sarkozysme, cause d’une des plus grave crise sociale nous amène à la plus grande régression sociale de l’après- guerre.
Cette régression sociale généralisée, distillée par une propagande médiatique de chaque instant, affermissant dans les esprits un fatalisme économique et social où seul les plus riches auraient le droit de vivre, où lutte des classes ne serait plus qu’ un gros mot !
Les vessies sont définitivement des lanternes grâce au bouclier fiscal, à la crise économique, au mégalomane président qui veux nous faire prendre les gages donnés au FMI (merci DSK ..) et aux agences de notations (vue l’abysse budgétaire ! ) pour un sauvetage du système de répartitions des retraites au nom d’une équité plus que douteuse et d’une espérance de vie qui ne profite pas à ceux qui vont payer la facture ! Woerth, le ministre qui penche du côté obscur comme dernier protecteur du système de répartition : le gouvernement nous prend vraiment pour des gros cons !
Nous subissons une baisse salariale de 3 % cette année pour la Fonction Publique (gel des salaires qui s’accompagne d’une augmentation de 3% des cotisations retraites) et devrions en plus travailler 2 ans de plus !!
Régression sociale qui frappe les femmes qui cumulent des salaires en moyenne plus bas, et qui, maternité oblige ( ou pas ! ) travaillerons en majorité jusque 67 ans ! Un taux de remplacement du salaire passant de 70 % à 56 % , ce qui fait une baisse de 25 %des retraites !
Nous pensons ironiquement à SOLIDAIRES 64 que plutôt que de choisir comme borne les chiffres 6 et 7, le gouvernement aurait pu choisir des chiffres 6 et 9 plus « jouissif » vue les modalités d’applications qui nous sont promises dans cette contre-reforme !
Solidaires avec les secteurs déclarés en grève reconductible (Térritoriaux à PAU ,RATP, SNCF, Dockers, EDF…)
Unitaire dans l’Intersyndicale Départementale et nationale
Démocratique dans le respect des Assemblées Générales
Toutes et tous ensemble, il faut réagir !
Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, l’idée qu’il existe des alternatives crédibles grandit de jour en jour notamment celles appuyées sur une nouvelle répartition des richesses pour maintenir et améliorer le système de retraites par répartition.
La lutte s’enracine dans le pays
La construction d’un mouvement reconductible est nécessaire
L’Union syndicale Solidaires affirme qu’un affrontement central avec le gouvernement est nécessaire pour gagner.
Plusieurs assemblées générales représentatives de grévistes se sont prononcées en ce sens.
Des syndicats, et pas seulement Solidaires, prennent position pour la grève générale.
Un appel de syndicalistes unitaires circule :
www.syndicalistesunitaires.org
L’idée de grève générale progresse. Nous pensons qu’il est de la responsabilité des organisationssyndicales de donner aux salarié-e-s tous les outils pour la
construire.
Unité dans l’action, pour gagner le retrait du projet !
L’Union syndicale Solidaires
· soutient les grévistes qui ont reconduit le mouvement
· réaffirme la nécessité d’un mouvement de grève d’ampleur, le plus rapidement possible
Retraite : 60 ans sans décote !
Le 7 septembre, nous, salariés, chômeurs, retraités avons manifesté massivement pour exprimer notre refus de devoir travailler plus longtemps et de subir une diminution de nos retraites.
Le 7 septembre, Sarkozy et ses pseudos experts en communication et propagande ont constaté que toutes les manœuvres et publicités pour nous faire admettre comme inéluctable de devoir travailler plus longtemps n’ont eu qu’un faible impact sur les « cerveaux disponibles pour coca-cola ».
Nous
avons tous appris les agissements et les rapports inquiétants, qu’entretient le pouvoir politique, en particulier le ministre chargé du dossier des retraites (trésorier de l’UMP à ses heures) et les détenteurs des grosses fortunes, grands financeurs des caisses de l’UMP et de la campagne présidentielle.
Nous, salariés du public comme du privé, précaires, retraités, sans emplois, voulons garder et préserver pour l’avenir notre richesse collective, notre bouclier social : retraite, protection sociale...
Ces imposteurs veulent nous mettre à genoux, résistons !
Il en va de l’avenir de tous, de « notre bonheur collectif à vivre plus longtemps » : l’enjeu est là ! Rien n’est joué ! mobilisons nous pour gagner !
Montrons aux députés, aux sénateurs, au gouvernement que nous ne sommes pas d’accord, qu’il y a d’autres manières de partager les richesses pour financer notre bouclier social.
Imposons au gouvernement un autre partage des richesses
Tous en grève et dans la rue jusqu’au Retrait du projet de loi
Très forte mobilisation contre un projet de loi inacceptable
La journée de mobilisation interprofessionnelle du 7 Septembre appelée par la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU,CFE-CGC, FO ,l’UNSA et Solidaires a connu une très forte
mobilisation.
Dans les Pyrénées Atlantiques nous étions 35 000 !! (20 000 à Pau et 15 000 à Bayonne ).
Le nombre d’arrêts de travail dans le secteur privé, les chiffes de grèves dans le secteur public, le nombre de manifestant-es (3 millions !!) dans tout le pays : tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces...
Les manifestant-es ont exprimé leur refus de l’injustice que constitue ce projet de loi. Le gouvernement a pendant des mois martelé dans sa propagande que ce serait une réforme juste, faite au nom de l’équité : depuis la publication du projet de loi le 20 juin dernier, chacun et chacune a pu mesurer que cette réforme était profondément injuste et qu’elle pénaliserait les salariés les plus défavorisés, les moins bien payés, les plus précarisés, en particulier les femmes et les jeunes générations.
Cette réforme est faite sur mesure pour « rassurer les marchés » financiers ; elle s’inscrit dans le plan d’austérité que le gouvernement veut nous faire avaler : report de l’âge légal de la retraite, allongement du nombre d’annuités, baisse du niveau des pensions, blocage des salaires des fonctionnaires, nouvelles annonces de suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… Pendant ce temps, une minorité de privilégiés, les actionnaires et les grands patrons, s’enrichissent toujours plus.
Oui, il est possible de financer notre système de retraite par répartition, de maintenir les 60 ans et les régimes spéciaux, de revenir sur les réformes de 1993, 2003 et 2007 : pour cela, il faut une autre répartition des richesses !
Pour l’Union syndicale Solidaires, la pression sur le gouvernement doit se développer pour lui imposer le retrait de ce projet de régression sociale.
Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 7 septembre Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n’ap


